mercredi 25 mai 2011

PIRE A CELEBRE LES 400 ANS DE SA MOSQUEE



Située dans le département de Tivaouane, la communauté rurale de Pire Goureye est plus connue dans la promotion de l’enseignement coranique. Crée en 1603, Pire a abrité la première université islamique du pays. C’est dans une cérémonie riche en enseignements que s’est déroulée la célébration des 400 ans de la Mosquée.
Tout a démarré par un exposé intitulé «Pire d’hier et d’aujourd’hui» où  des photos des différents daaras de Pire ont été montré.
Devant le khalife de Pire Serigne Moustapha Cissé et le directeur de cabinet du ministre de la Culture, des manuscrits du Saint Coran datant de 1603 ont été exposés à la mosquée pour perpétuer l’œuvre des ancêtres. Beaucoup d’autres objets âgés de plus de 400 ans ont été montrés au public qui a massivement fait le déplacement.
Après l’exposé, place à la conférence sur le thème : «Célébration des 400 ans de la grande mosquée de Pire. Quelles significations donner à l’événement ? Que représente un tel héritage ? Que devrions-nous en faire ?» Différents orateurs se sont succédés pour prendre la parole et c’est un moment d’échanges avec les populations. Le directeur de cabinet du ministre de la Culture a annoncé la construction d’un musée à Pire pour mettre en valeur les objets ancestraux «ce patrimoine historique national mérite d’être réhabilité et ce sera pour bientôt ».
Serigne Moustapha Cissé dans sa communication s’est surtout appesanti sur l’histoire de Pire, de son université et de sa mosquée «Depuis des siècles, la mosquée de Pire a été plus qu’un lieu de culte et a servi comme institution sociale et éducative ».
Le docteur Papa Baidaly Sow enseignant chercheur à la Fastef (Ucad) a quant à lui parlé de l’importance que constitue Pire au niveau national et même mondial «C’est un symbole de l’unité des habitants de Pire et au-delà de la nation sénégalaise, une incarnation des valeurs humaines aujourd’hui de plus en plus rares ».
La grande mosquée de Pire créé en 1611 et sa célèbre université, ont toujours été des symboles du rayonnement du village dans le domaine de l’enseignement du Coran et des sciences arabo-islamiques.
D’importantes personnalités religieuses du pays ont séjourné à l’université de Pire érigée par Serigne Pire Khaly Amar Fall depuis le 17ème siècle. Ont peut citer parmi elles Serigne Malick Sy du Boundou, Tafsir Makhtar Ndoumbé fondateur de Koki, Mame Marame Mbacké, Serigne Mor Anta Saly, Serigne Madiakhaté Kala, Mabadiakhou Bâ, Cheikh Oumar Tall , Alpha Mayoro Wellé, Thierno
Seydou Tall ainsi qu’une trentaine d’Almamys dont Thierno Souleymane Baal.
Le collectif pour la réhabilitation de la grande mosquée de Pire mis en place en 2009 et scellé en plusieurs commissions a été l’instigateur de la célébration des 400 ans de la mosquée de Pire considérée comme l’une des plus anciennes de l’Afrique de l’Ouest.

mardi 24 mai 2011

FOOTBALL CAMEROUN-SENEGAL : HOTEL DE PREPARATION DES LIONS UN FAUX DEBAT

En conférence de presse Amara Traoré a laissé entendre que l’équipe nationale va désormais se loger au Radisson Blu mais le ministère a réagit tout de suite après pour dire qu’il a réservé à Ngor Diarama.
Au moment où l’on se prépare à affronter le Cameroun en phase retour des éliminatoires de la CAN 2012, le staff technique des lions et le ministère des sports ne parlent pas le même langage. Ils se sont lancés dans des tiraillements qui n’honorent pas notre football. Les deux entités ne sont pas d’accord sur le site d’hébergement des lions.
Le football sénégalais qui est sur une bonne pente actuellement est entrain d’être miné par des querelles de bas âge avec cette histoire d’hôtel qui est soulevé ces derniers jours.
L’entraîneur national Amara Traoré lors de sa conférence de presse a bien annoncé que l’hôtel Radisson était choisi pour le site d’hébergement des lions pour ce match contre le Cameroun alors comment se fait-il que le ministère des sports ait déclaré qu’il a déjà réservé à l’hôtel Ngor Diarama ?
Des problèmes ont été soulevés par l’encadrement technique lors de la rencontre amicale contre la Guinée faisant état de difficultés rencontrées dans l’hôtel Ngor Diarama où l’équipe a failli être expulsée pour non paiement d’arriérés. Cela n’a pas été du goût de l’encadrement technique qui a décidé de changer d’hôtel pour loger l’équipe. 
Les discussions vont bon train dans le pays et l’on ne parle que de ce sujet qui ne mérite pas vraiment tout ce brouhaha qui l’accompagne. C’est une question interne qui doit se gérer en interne car il y va de l’intérêt de notre football qui n’en a pas besoin surtout au moment où l’on parle car les lions abordent le dernier virage des phases retour des éliminatoires de la CAN 2012.
Le Sénégal est leader de sa poule avec 9 points devant la Rdc et le Cameroun, il faudra donc tout faire pour ne pas freiner cette allure des lions qui ont aussi la meilleure attaque.
Pour ne pas semer le doute dans la tête des joueurs, ces questions doivent être résolues le plus rapidement possible pour qu’aussi une bonne ambiance règne au niveau de la tanière.
Que ce soit le Radisson ou Ngor Diarama, l’importance est que les lions soient dans de bonnes conditions pour pouvoir satisfaire le public qui attend beaucoup d’eux.
La fédération Sénégalaise de Football a quant à elle réagit via son quatrième vice président Amadou Kane a  estimé ne pas être au courant d’une quelconque réservation à Ngor Diarama.
Actuellement l’heure est à la mobilisation derrière l’équipe et toutes ces divergences doivent être jetées aux oubliettes car l’équipe va vers un match crucial contre le Cameroun qui a été battu au match aller sur le score d’un but à zéro.
Quelque soit l’hôtel qui va être choisit, les lions ont besoin de calme et de sérénité pour avant de voyager au Cameroun et de livrer le match du 4 juin dans de bonnes conditions.


lundi 23 mai 2011

LIGUE 1- 16ème JOURNEE CASA SPORT BAT GOREE 2 A 0

Les deux équipes ont livré un excellent match devant un public qui a accompagné par des applaudissements les vingt deux acteurs tout au long de la partie qui s’est jouée au stade Demba Diop.
Au début c’est une rencontre équilibrée avec l’Us Gorée qui élabore son jeu sur les cotés mais le Casa Sport passe au milieu et obtient des occasions franches qui sont mal négociées par les attaquants.
Il a fallu attendre la 42ème minute pour voir le Casa Sport ouvrir le score avec une déboulée de Stéphane Badji dont le centre est reprit par Paul Emile Tendeng qui ne laisse aucune chance au portier des insulaires.
1 à 0 à la pause.
A la reprise le Casa Sport continue sa domination sur l’équipe de Gorée qui résiste et se crée des occasions. Les ziguinchorois élaborent un très beau jeu avec des contres très rapides vers le but des insulaires.
Ce jeu rapide du Casa avec à la baguette Paul Emile Tendeng et Stéphane Badji cause beaucoup de problèmes à la défense de Gorée obligée de se dégager pour enrayer les dangers.
56ème minute, une belle passe sur le dos de la défense de Gorée est adressée à Siaka Koné qui élimine toute la défense plus le gardien de but avant de doubler le score en toute finesse.
Gorée veut réduire la marque et même égaliser elle se crée des occasions qui n’aboutissent à rien. Au même moment, le Casa Sport continu son beau jeu et le public sous le charme le fait savoir par des applaudissements. Les poulains de Demba Ramata Ndiaye sont époustouflants en cette fin de partie.
88ème minute, sur une belle occasion menée par Paul Emile Tendeng, à la finition Alouise Thiaw dont la tête passe à quelques mètres du but des insulaires.
Le Casa Sport gagne le match par 2 à 0.

dimanche 22 mai 2011

LE GARAGE LAT DIOR OU LE SOMMUM DE L'INSALUBRITE

Situé au centre ville de la capitale Sénégalaise, le garage Lat Dior est le point de chute de plusieurs transports en commun qui y effectuent plusieurs tours dans la journée. Toutefois, ce garage constitue l’un des plus sales malgré sa position.
Il est 17h30 au centre ville où règne une grande ambiance faite de bruit de moteurs de bus, de motocyclettes, des cars rapides ou encore de « ndiaga ndiaye » qui tous et en même temps convergent vers le garage Lat Dior lieu de destination des passagers qu’ils transportent. Lequel lieu de destination offre un spectacle des plus désolants. Des tas d’immondices, des poubelles déversées sur les trottoirs, de l’eau sale qui ruisselle de partout, une odeur nauséabonde qui se dégage des toilettes, de l’huile de moteur noirâtre dispersée par ci et par là, des chiens errants entre les voitures et des restaurateurs peu soucieux du danger qui les guettent, tel est le décor que présente le garage Lat Dior pourtant non loin du tribunal de Dakar.
Cette anarchie qui règne au niveau du garage s’explique selon le vieux Idrissa Sané Gueye par l’absence d’une administration des lieux. Aucune disposition règlementaire comme on en trouve dans presque toutes les gares routière du pays « Depuis dix mois on attend l’installation du bureau via des élections pour déterminer les président mais à chaque fois c’est reporté. On doit être édifié sur beaucoup de choses ». Aussi et naturellement il reconnaît que le garage n'est pas propre.
Thierno Lo Sow, apprenti de son état, couché sur les sièges de son car rapide embouche la même trompette et estime que les usagers sont à l’origine de cette saleté dont souffre le garage Lat Dior « les vendeurs, les mécaniciens et même les clients font ce qu’ils veulent et déposent les ordures n’importe où. Ainsi il est tout à fait normal que le garage soit dans cet état ».
Pourtant Lat Dior dispose d’une structure de nettoiement qui est chargée de la collecte des ordures. Il s’agit du SAGES qui par ailleurs gère tous les garages de la ville de Dakar, mais il se trouve que cette collecte ne se fait pas régulièrement.
Dans les locaux de ladite structure de nettoiement, SAGES deux hommes s’activent à compter des pièces de monnaie.
Après les salutations d’usage et après avoir décliné le but de notre visite, le chef du bureau refuse de parler en nous renvoyant à sa direction générale qui doit nous délivrer une autorisation. Mais le constat est là, la propreté du garage est le cadet de leurs soucis.
La plupart des chauffeurs rencontrés dans le garage évoquent la surcharge des voitures, le nombre impressionnant de véhicules qui y sont stationnés. La concurrence déloyale est notée dans tous les secteurs.
Chez les clients on est unanime à déplorer cette situation qui prévaut au niveau du garage ; Yacine à la recherche d’un moyen de locomotion estime qu’il y’a un manque d’organisation dans le garage et que la saleté a atteint un niveau tel qu’il est très difficile de se frayer un chemin entre les tas d’ordures. Aussi préconise-t-elle des solutions diligentes allant du désengorgement à la délocalisation pour assainir le milieu « je suis persuadée que les services qui assurent le nettoyage ne le font pas normalement et il est temps d’enlever cette saleté qui perdure ».
Ce spectacle qui est noté au niveau du garage Lat Dior laisse perplexe plus d’un usager ou simple visiteur qui passe. Tout en ces lieux représente un potentiel danger sur la santé des populations. Tout, allant des gargotes aux aires de stationnement des véhicules sans que personne ne daigne lever le petit doigt. Aussi il est temps que les autorités administratives s’approchent d’avantage de ce garage afin que les normes d’hygiène et de santé y soient respectées pour une meilleure protection sanitaire des milliers d’usagers qui atterrissent quotidiennement sur les lieux. Mais aussi pour que ce garage retrouve son lustre d’antan

dimanche 1 mai 2011

BANCARISATION DES BOURSES POUR OU CONTRE


Le gouvernement du Sénégal a lancé le processus de bancarisation des bourses des étudiants dans toutes les universités du pays.
Près de 57 mille étudiants sont concernés par le projet. 
Mais, la bancarisation divise au sein de l'université; certains étudiants sont avec le projet mais d'autres y sont opposés et veulent toujours percevoir leurs bourse au niveau des guichets.
Ces étudiants qui sont contre la bancarisation, le font savoir de manières différentes: affichages sur les murs, affrontements avec les policiers entre autre.
Difficile donc de comprendre les étudiants qui à mon avis ne veulent pas se développer, se lever aller à la banque récupérer tranquillement son argent et rentrer n'est il pas plus bénéfique que de rester pendant des heures à faire la queue pour recevoir sa bourse?. Parfois certains étudiants se tapent le luxe de sécher les cours  et après se voir réclamer des billets d'entrée avant de faire cours.
En tout cas ce processus de bancarisation continue d'alimenter les débats au sein du campus universitaire et tenez vous bien les étudiants sont même allés jusqu'à affronter les forces de l'ordre pour dire non à la bancarisation. Des affrontements durant toute la journée et qui ont permis aux étudiants de montrer qu'ils ne sont pas d'accord.
La filiale Ecobank est chargée de piloter le projet mais franchement j'ai une peur bleue car connaissant les étudiants, les agences vont en pâtir.

APPRENDRE PAR COEUR A L'UCAD


Le bois sacré est l'endroit dans lequel les étudiants de l'Université de Dakar passent presque la journée pour apprendre leurs leçons par coeur. Il se trouve juste à coté du Cesti
L'endroit est constitué d'arbres, d'arbustes et d'herbes, des allées qui font office de passage. Alors tous les moyens sont bon pour apprendre, certains sont adossés aux arbres, d'autres font des va-et-vient, d'autres sont assis sur des chaises, des pierres, ou à même le sol.
Certains étudiants viennent labas lorsque les examens approchent par contre d'autres sont abonnés aux lieux et ont même des places qu'ils se sont octroyés.
Même si on rencontre des filles au bois sacré, les hommes sont plus nombreux et plus assidus et chaque jour même s'il n'y a cours, certains trouvent un moyen de venir apprendre leurs leçons.
Un jour je me suis promené dans cet endroit, il est très calme, propice aux études et les étudiants apprennent leurs leçons sans déranger les autres. Cette nature verdoyante est vraiment un lieu propice pour les études.
Certains étudiants ont élu domicile dans ce lieu sacré où des générations et des générations sont passées et où il fait bon pour parcoeuriser ses leçons. 



A QUOI SERT LE 1er MAI


Très tôt dans la matinée, c'est une foule nombreuse composée de d'hommes et de femmes qui a prit d'assaut l'avenue Cheikh Ahmadou Bamba.
Pancartes à la main, sifflets à la bouche, habits de différentes couleurs, ces hommes et ces femmes viennent le plus souvent des sociétés et entreprises de la place et pour marquer l'événement.
 Mais est-ce que ces gens qui font le défilé comprennent réellement les problèmes auxquels sont confrontés ces travailleurs qui pour ce premier mai sont bien sapés avec des habits tout neufs.
Ils chantent et dansent jusqu'au point de chute de la marche et c'est à se demander s'ils se soucient vraiment de l'importance de la fête du travail.
Cette fête à mon humble avis est un moment de retrouvailles entre les travailleurs pour faire part de leurs revendications et se faire entendre par les autorités pour de meilleures conditions de travail.
Mais le au Sénégal on a une autre conception de la fête du travail qui consiste à chanter et danser tout au long de la journée, acheter de nouveaux habits, distribuer de l'argent aux griots du jour pour dire qu'on a revendiquer plus de respect dans les lieux de travail.
Ndeyssane pauvres de nous et on rentre tranquillement à la maison croyant avoir tenu tête à l'Etat mais loin de là et chaque année c'est le même circuit, les mêmes revendications et aussi les problèmes.
Le tailleur du coin nous attend tranquillement pour venir lui donner le reste de l'argent pour avoir cousu l'habit pour le défilé. Le vendeur de chaussures et aussi la coiffeuse recevront-ils leur argent ou bien ils devront attendre la prochaine fête du travail?