lundi 14 novembre 2011

UNE TÊTE BIEN FAITE QUI AMBITIONNE D'ÊTRE... À LA TÊTE DU SÉNÉGAL

Née un 14 octobre, à Dakar, cette dame à l’apparence élégante veut être élue, le 26 février prochain, présidente de la République du Sénégal. Elle est de taille élancée et brille d’un teint d'une noirceur pourtant modérée. Son calme est frappant ainsi qu’en témoigne sa voix douce et distincte. Itinéraire d'un professeur qui veut briguer la magistrature suprême.
Cette universitaire est entrée, depuis 2003, dans le cercle des juristes qui ont le titre de ‘’professeur agrégé titulaire de Chaire de droit privé’’ à l'université Cheikh Anta Diop de Dakar, plusieurs années après son Doctorat d'Etat à l'université Paris II.
Amsatou Sow Sidibé est une ancienne pensionnaire de l'école Berthe Maubert et du Lycée Kennedy jusqu'à sa réussite à l’examen du baccalauréat, en 1973. Après son certificat de maîtrise en 1977, à l'UCAD, Amsatou Sow Sidibé se rend en France pour approfondir ses études en droit. Trop passionnés d’éducation, ses parents étaient exigeants, laisse-t-elle entendre. "J'ai évolué dans une famille où les filles étaient traitées de manière égale avec les garçons. Nos parents avaient un intérêt particulier pour notre éducation. Mon père était très sévère et ne badinait pas avec les fautes".
Amsatou Sow Sidibé est la fille  de El Hadji Caab Sow, un ancien cheminot. Elle réclame ses origines walo-walo et ndiambour-ndiambour de par sa mère. "Adja Ndèye Oulèye Diaw, ma mère, est originaire de Guidakhar, dans le Walo. Je suis aussi une Ndiambour-Ndiambour puisque ma grand-mère, Fatou Niang Iba, vient de Ndiagne, de la famille de Ndiaga Marème Niang". Du côté de son père, la candidate déclarée est originaire de Pété, au Fouta. Son grand-père, Djibril Sow, vient du Macina, dans la boucle du Niger  et s'est installé à Saint-Louis avant de rallier Dakar. Il fait partie de ceux qui ont créé la Médina avec la famille Diène. C'est pourquoi la première femme présidente du jury d'agrégation (CAMES) estime être "Peulh-Lébou".
Première femme sénégalaise agrégée en droit, Amsatou Sow Sidibé n'est pas seulement une universitaire qui se meut entre les amphithéâtres de l'université. Elle est l'épouse du professeur de médecine El Hassane Sidibé et mère de famille.
Le professeur et d'autres citoyens ont porté sur les fonts baptismaux la structure qu'elle dirige, la Convergence des Acteurs pour la Défense des valeurs (CAR)/ Lennen (Agir autrement). Pour elle, les souffrances des populations ont fait naître ce mouvement. C'est donc un cadre de veille, d'alerte, de réflexion, d'échanges et d'actions visant à susciter un sursaut salutaire.
« L’élection présidentielle de 2012 n’est pas notre objectif et le pays ne doit pas seulement s'arrêter à cette date car il y a des préoccupations plus immédiates et urgentes », a-t-elle laissé entendre. Dans son programme, figure l'éducation, la santé, l'habitat, la crise des valeurs, la lutte contre la manipulation constante des institutions, etc. Amsatou Sow Sidibé compte booster la consommation et améliorer les services sociaux. Elle compte aligner le niveau des retraites sur le coût de la vie, améliorer la prise en charge sanitaire des militaires invalides, promouvoir les PME-PMI ou encore construire des logements sociaux. Madame Sidibé veut aussi la multiplication des écoles et universités techniques ; ce qui sera le levier de l'amélioration de l'éducation et de l'insertion professionnelle. La candidate déclarée à l'élection présidentielle compte réduire le train de vie de l'Etat en matière de consommation d'énergie électrique et de carburant. Dans le court terme, pour sortir de la crise énergétique, elle préconise la généralisation des lampes à basse consommation (LBC) et la réorganisation de la Senelec. Sur le long terme, une solution sera mise en apllication avec l'ouverture aux énergies renouvelables tels que l'hydroélectricité et le solaire.
Pour le financement de sa campagne, le professeur Amsatou Sow Sidibé compte sur les bonnes volontés et aussi sur ses anciens étudiants. Elle a même publié un numéro de compte où les contributions devraient être versées. Toutefois, le professeur Sidibé demande encore au Ministère de l'Intérieur de lui accorder l'acte de naissance de son organisation ; ce qui lui permettra de participer à des élections.

lundi 17 octobre 2011

MAITRE DOUDOU NDOYE "LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL EST ILLEGITIME"

Invité à l’émission «Grand Jury» sur la radio «Futurs médias» «RFM», le leader de la coalition Jammo a abordé plusieurs questions, allant de l’affaire Malick Noël Seck à la candidature du président Wade, en passant par le Conseil constitutionnel. Il est aussi revenu sur son programme en tant que candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2012, sans oublier la question de l’énergie.
Sur l’affaire Malick Noël Seck, il pense que la justice est saisie d’une manière qui laisse à désirer. Toutefois, Me Doudou Ndoye se veut catégorique et estime que le Conseil Constitutionnel est illégitime depuis 1992 et qu’il s’est toujours battu pour sa composition, car elle est mal faite. «L’illégitimité crée toujours des décisions illégitimes et aussi des problèmes à n’en plus finir, car un arbitre ne doit pas être désigné par un joueur».
Répondant à une question relative à un possible report des élections, de 2012 à 2014, Me Ndoye estime qu’il n’y a pas de sens à discuter de ce sujet qui n’est pas d’actualité. «Les normes doivent être respectées et ce débat est insipide…», de son point de vue.
Revenant sur la candidature du président Wade, le leader de la coalition Jammo a laissé entendre qu’il a proposé la tenue de primaires au sein du Parti démocratique Sénégalais (PDS) mais, selon lui, personne n’a répondu à sa requête. «Si j’ai présenté ma candidature aux primaires du PDS, c’est parce que je veux être candidat à la Présidentielle de 2012», a-t-il laissé entendre. «La candidature de mon ami Wade est irrecevable. Je ne suis pas l’adversaire d’Abdoulaye Wade, mais une continuité. Il ne peut plus nous diriger», a indiqué l’ancien numéro 2 du PDS, à sa fondation en 1974.
Sur la question de l’énergie, le candidat déclaré à la Présidentielle pense qu’il est inadmissible que la Senelec dépende de la signature d’un ministre. «Je ne suis pas d’accord avec la création du plan Takkal et tout l’argent qui a été mis dans ce projet», a pesté Doudou Ndoye.
Sur la Casamance, il se désole de l’attitude de l’ambassadeur d’Allemagne, qui a demandé aux candidats de faire de la crise casamançaise leur priorité. «Il ne relève pas à l’ambassadeur d’Allemagne de nous dire ce que nous devons faire, car nous ne impliquerons jamais dans la politique allemande», s’exacerbe Me Ndoye. Sa conviction, c’est que «la crise casamançaise est le problème de tous les Sénégalais et chacun doit se battre pour la régler de façon définitive».
Pour son programme, Maître Doudou Ndoye a déclaré chercher le bonheur pour le peuple sénégalais et, dit, «chaque jour, je suis dans la banlieue pour discuter avec les gens qui sont dans la misère absolue, voir leurs conditions de vie que je compte vais le changer». S’il est élu, bien sûr… Le candidat déclaré compte changer la politique du Sénégal, mener la guerre contre le gaspillage, créer des emplois pour que les citoyens puissent gagner leur vie et entretenir leurs familles. «Je vais changer beaucoup de choses dans ce pays, si je suis élu», a-t-il promis.

L'AFFAIRE MALICK NOEL SECK RENVOYEE AU 18 OCTOBRE

L'audience en flagrant délit du secrétaire général de Convergence Socialiste a été renvoyée au mardi 18 octobre sur demande de la défense n’a pas avoir encore vu le procès verbal. Une audience où bon nombre de politiciens ont pris part de même que les amis et parents de Malick Noël Seck.
L'ambiance a totalement changé aux alentours du palais de justice avec une forte présence des forces de l'ordre qui quadrille la zone. Les militants de l'opposition et autres sympathisants ont tous pris d'assaut le tribunal aux premières heures de la journée.
Annoncé à 9h, c'est finalement à 11h qu'a débuté l'audience de Malick Noël Seck qui n'aura duré qu'une vingtaine de minutes. Le secrétaire général de Convergence Socialiste est apparu à la barre habillé d'un boubou traditionnel "caftan" de couleur marron,  relaxe, le sourire aux lèvres, pour rassurer ses proches sans doute.
La défense a tout bonnement demandé le renvoi de l'affaire au 18 octobre pour prendre conscience du procès verbal d'audition. Le juge a accepté la demande de la défense. Malick Noël Seck devra prendre son mal en patience et rester en prison jusqu'au mardi 18 octobre pour une autre audience au tribunal.
Toute la classe politique a fait le déplacement au palais de justice pour soutenir le leader de convergence socialiste qui a été déféré devant les tribunaux, le mercredi 12 octobre 2011, pour avoir envoyé une correspondance aux cinq «Sages» du Conseil constitutionnel, leur demandant d’invalider la candidature du président Abdoulaye Wade à la prochaine élection présidentielle. Il est accusé de menaces de mort à l'encontre des membres du Conseil constitutionnel.
Ousmane Tanor Dieng, le secrétaire général du parti socialiste, présent sur les lieux, a déploré l'incarcération de son jeune camarade. «La Constitution nous donne le droit de manifester, mais l'intimidation ne passera pas. Nous sommes confiants et nous allons continuer le combat pour qu'il puisse être libéré», a-t-il indiqué. El Hadj Malick Gackou de l'AFP, lui non plus, n'y va pas par quatre chemins. Il estime que l'arrestation de Malick Seck est injuste et injustifiée. «Nous dénonçons avec vigueur et détermination ce procès qui n'honore pas le Sénégal», a déclaré le lieutenant de Moustapha Niasse. Et d’ajouter : «c'est anormal dans un pays de démocratie que de telles arrestations se fassent. C'est inadmissible et nous le condamnons jusqu'à la dernière énergie».
Outre ces leaders politiques, Maguette Thiam (PIT), El Hadj Malick Diop (Rewmi), Hélène Tine (AFP), Pape Diouf (Rewmi), entre autres, sont venus soutenir Malick Noël Seck.

Bara Gaye : fauteur de troubles ou défenseur des Institutions ?
Le secrétaire général de l'UJTL, Bara Gaye, lui aussi, a fait le déplacement au tribunal, accompagné d'une forte délégation, « pour défendre les institutions de la République ». «Nous sommes dans un pays de Droit et de Démocratie, et nous ne pouvons pas accepter que certains jeunes puissent faire certaines déclarations jusqu'à menacer le président du Conseil constitutionnel», s’est-il défendu. A la question de savoir si son geste n'est pas une sorte de provocation, il répond par la négative : «Ce n'est nullement un acte provocateur, dans la mesure où c'est une audience publique et chacun a le droit de venir assister à cette audience. Nous sommes venus de manière pacifique et je n'y trouve pas d'inconvénients»
La devanture du palais de justice s'est très vite transformé en un champ de bataille avec des affrontements entre jeunes de l'UJTL et de  Convergence socialiste et n'eût été l'intervention des forces de l'ordre, les choses auraient empiré.

YERIM MBAGNICK DIOP COORDONNATEUR ALLIANCE BLEUE " MAITRE SEYE DOIT REPRECISER SA PENSEE

Le coordonnateur national de « l’Alliance Bleue » se fixe comme objectif la réélection du président Wade en 2012 et pour l’atteindre il lui faut rassembler un million d’électeurs, réunifier le parti et fédérer tous les mouvements de soutien au chef de l’Etat. Il est aussi revenu sur la conduite à tenir si les libéraux veulent gagner les élections mais aussi sur sa base à Mbour. Entretien…

Parlez-nous du mouvement que vous dirigez.
«Alliance Bleue» est une structure née il y a un an et dont l’objectif était de défendre le bilan du président Wade  et de le réélire en 2012. Notre structure se veut le relais entre le chef de l’Etat et la population pour mieux faire passer ses messages. Nous n’avons aucun autre objectif et ce sera du « dor mou danou ». C’est pourquoi nous voulons être pragmatiques dans notre démarche et nous faisons tout ce qui peut aider notre candidat. Nous sommes  une supra-structure c’est à dire l’intelligence qui doit réfléchir, anticiper et avoir du flair pour soutenir Maître Wade. « L’Alliance Bleue » veut aussi atteindre ses objectifs chiffrés, cinq cent mille à un million d’électeurs pour notre candidat. Nous avons bien identifié cet électorat car il y a des nouveaux inscrits, des frustrés qui ont baissé les bras. Nous allons vers eux pour les sensibiliser et les compter dans nos rangs. C’est donc une fédération de mouvements citoyens et de soutien favorables au président Wade. Nous sommes le plan B du Parti démocratique sénégalais. Nous souhaitons avoir les moyens de nos ambitions et atteindre nos objectifs.
Comment comptez-vous procéder ?
« Alliance Bleue » est la structure mère qui coordonne les mouvements sur le terrain, en vue de massifier et sécuriser l’électorat. Nous allons convaincre les gens à nous soutenir dans notre projet de soutenir Maître Abdoulaye Wade. Ce sera une approche novatrice axée sur un langage de vérité pour atteindre nos objectifs. Nous voulons participer au développement du Sénégal en soutenant celui qui a consacré toute sa vie pour notre pays. Nous allons défendre notre candidat et contrecarrer tous ces mouvements qui naissent dans le pays et les membres de la société civile qui cachent mal leur jeu. Nous servirons de bouclier pour distribuer la bonne information.
Comment analysez-vous la sortie dans la presse de Maître Ousmane Sèye ?
C’est quelqu’un qui entretient l’amalgame car il parle tantôt « d’Alliance Bleue » et tantôt de « Sentinelle Bleue ». Notre mouvement a décidé de rompre ses relations avec Maître Ousmane Sèye depuis longtemps et il n’est plus membre « d’Alliance Bleue ». Il faut que les sénégalais sachent que «  l’Alliance Bleue » est dirigée par Yérim Mbagnick Diop et non Ousmane Sèye. Je pense qu’il a fait un faux pas avec sa sortie. Il ne devait pas la faire. En suivant ses déclarations il y a un problème, car il attaque qui il veut. Je lui conseille de repréciser sa pensée s’il soutient encore le président. 
Pensez-vous aussi à pacifier le Pds qui est miné par des querelles internes ?
C’est une situation que nous déplorons, mais nous sommes dans une dynamique unitaire et de rassemblement autour de l’essentiel. Tous les souteneurs du président doivent travailler autour de lui pour que nous puissions remporter les élections de 2012. Nous allons vers ces joutes électorales et il faut les gagner pour exister. Pour ce faire, il faut que les membres du parti parlent le même langage. Je travaille à assurer trente ans de pouvoir libéral et participer à la réalisation d’un Sénégal émergent dans une Afrique unie et debout.
Vous êtes originaire de Mbour, avez-vous une base là-bas ?
Je suis universitaire et quelqu’un de factuel, j’ai mis en place une quarantaine de secteurs. J’ai aussi créé le CRAC (Cadre de réflexion et d’action citoyenne) qui est d’obédience libérale. J’ai eu à poser des actes à Mbour surtout avec les journées médicales gratuites qui durent une semaine et beaucoup d’autres actions en faveur des populations. Il y a beaucoup d‘adhérents au CRAC et nous avons une base solide à Mbour. Avec « l’Alliance Bleue », nous comptons remobiliser les militants, renforcer le capital libéral et reconquérir la ville qui n’attend que ça, car les gens regrettent avoir voté pour Benno. Et au niveau même de la région de Thiès, nous allons faire une coalition beaucoup plus large avec le ministre Abdou Fall et  le frère Serigne Mboup pour montrer à Idrissa Seck que la région de Thiès ne lui appartient pas.

ELIMINATOIRES CAN 2012: ENTRE JOIES, REGRETS,SURPRISES ET DECEPTIONS

La 6e et ultime journée des éliminatoires de la CAN a été riche en enseignements, entre le cauchemar des «grands» d’Afrique déchus comme le Cameroun, l'Egypte et le Nigeria, et la confirmation de certains pays comme le Sénégal, la Tunisie, le Ghana et le Maroc. Mais on se croirait dans un conte de fées avec la qualification de la Libye.
 La Guinée équatoriale et le Gabon sont qualifiés en tant que pays organisateurs de la prochaine Coupe d’Afrique des nations (CAN). Les quatorze pays ayant obtenu leur ticket sur le terrain sont : Angola, Botswana, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Ghana, Guinée, Libye, Mali, Niger, Sénégal, Tunisie, Zambie, Maroc et Soudan. Le tirage au sort de la CAN-2012 est prévu le 29 octobre prochain.
Six rescapés de la CAN-2010 en Angola
Pour les seize pays qualifiés à la dernière CAN-2010 en Angola, seuls 6 ont pu valider leur ticket pour la CAN à venir. Il s'agit de la Côte d'Ivoire (19 participations, 1 titre), du Ghana (18 participations, 4 titres), de la Zambie (15 participations), de la Tunisie (15 participations, 1 titre), du Burkina Faso (8 participations) et du Mali (7 participations). Le Maroc (14 participations, 1 titre) et le Sénégal (12 participations) signent leur retour  après une absence lors de la dernière édition.
Les surprises de la CAN
Alors que la guerre civile bat son plein dans le pays du colonel Kadhafi, la Libye a obtenu son sésame avec une place de meilleur 2e  dans la poule C avec 12 pt.
L’histoire est belle pour la nouvelle Libye, obligée de jouer ses matches à domicile… à l’extérieur et qui a étrenné ses nouveaux drapeau et hymne en cours de compétition. La Libye va ainsi participer à sa troisième CAN (après 1982 et 2006). Le Niger, lui, se qualifie pour sa première Coupe d’Afrique des nations. C’est aussi le cas du Botswana et de la Guinée équatoriale, qui elle, en tant que pays hôte, a échappé aux éliminatoires.
Le Cameroun, le Nigeria et l'Egypte  tombent de haut
La liste des grands absents recueille du beau monde cette année. Les «Lions» du Cameroun ne sont plus indomptables : Samuel Eto’o et les siens ne verront pas la CAN. Pour la petite histoire, ils étaient mathématiquement éliminés avant leur dernier match, mais personne, dans les instances du foot du pays, n’osait le dire, faisant croire à un possible miracle, tout cela sur fond d’élection présidentielle.
Les «Bafana Bafana» d’Afrique du Sud ne connaissaient pas le règlement, croyant qu’un nul suffisait pour se qualifier. Mais leur partage des points contre la Sierra Leone (0-0) à l’issue duquel ils ont fait la fête, leur fut fatal. Ils comptent 9 pt et sont coiffés au poteau par le Niger au goal-différence particulier.
Les «Pharaons» d’Egypte, triple tenants du titre, ne pourront défendre leur sceptre. Ils ont profité des derniers matches pour rajeunir l’équipe et préparer le tournoi qualificatif pour les JO de Londres. Et les «Super Eagles» du Nigeria, doubles vainqueurs de la CAN, ont les ailes brisées, eux qui n’avaient plus manqué une phase finale depuis 1998 et leur suspension.
Les meilleurs buteurs des éliminatoires
Issam Jomâa de la Tunisie est le meilleur buteur avec 6 réalisations, suivi de Mamadou Niang du Sénégal avec 5 buts, d’Alain Traoré du Burkina Faso et de Jerome Ramatlhakwane du Botswana. Papiss Demba Cissé du Sénégal a inscrit 4 buts, son compatriote Moussa Sow en compte 3.
Du beau monde à la CAN
En dépit des défections, il y aura quand même des stars. Les «Black Stars» du Ghana, par exemple, quatre fois vainqueurs de la CAN, seront présents, avec dans leurs rangs les Sulley Muntari, Asamoah Gyan et André Ayew.
Tout comme les «Eléphants» de Côte d’Ivoire et ses idoles au label «Premier League», Didier Drogba (Chelsea) ou Gervinho (Arsenal). Sans oublier les «Lions de la Téranga» du Sénégal, quarts de finaliste du Mondial-2002, qui possèdent une attaque animée par des gâchettes comme Moussa Sow, Papiss Cissé ou encore Mamadou Niang le capitaine.
Les cas de réserve objet de polémiques
Une ombre plane sur la qualification du Burkina Faso. La Namibie, un de leurs adversaires dans la poule F, a déposé une réserve sur «l’éligibilité du joueur de l’équipe nationale du Burkina Faso Hervé Zengué, défenseur d'origine camerounaise». C'est ce qu'a indiqué la Confédération africaine de football (CAF), qui a «ouvert une enquête». Cela aura-t-il une influence sur la qualification du Burkina ?
L'Afrique du Sud a fait aussi appel de son élimination, estimant que le premier du groupe est déterminé à la différence de buts général. Mais ils oublient qu'en cas d'égalité dans une poule, ce sont les rencontres particulières qui les départagent. Tout laisse à croire que la CAF ne va pas infirmer les qualifications déjà acquises sur le terrain.

Voici les résultats de la  dernière journée éliminatoires CAN-2012

Groupe A
Liberia 2-2  Mali
Cap-Vert 2-1  Zimbabwe 
Groupe B
Ethiopie
 4-2  Madagascar
Nigeria 2-2  Guinée
Groupe C Zambie 0-0  Libye
Mozambique 3-0  Iles Comores 
Groupe D
Maroc
3-1 Tanzanie
Algérie 2-0 Centrafrique
Groupe E
Maurice 0-2   Sénégal
Congo  2-3 Cameroun 
Groupe F
Gambie 1-0  Burkina Faso
Groupe G
Egypte
 3-0  Niger
South Africa 0-0  Sierra Leone
Groupe H Benin  0-1  Rwanda
Côte d’Ivoire 2-1 Burundi 
Groupe I
Swaziland 0-1  Congo
Soudan  0-2 Ghana 
Groupe J Ouganda 0-0   Kenya
Guinée-Bissau 0-2   Angola 
Groupe K
Tchad 2-2  Malawi
Tunisie   2-0 Togo

LA PROFESSIONNALISATION EN AFRIQUE OBJET D'UNE CONFERENCE A DAKAR

Prévus le vendredi 14 octobre 2011, ces débats vont s'organiser autour d'une conférence scientifique qui va aborder plusieurs thèmes. Réunis autour de trois tables rondes thématiques, les acteurs impliqués dans processus envisagent de trouver les voies et moyens de financement et de collaboration capables de donner vie à des projets solides et innovants.
Cette conférence organisée par le centre international d'étude du sport (CIES), se tient à l’occasion de l’ouverture de la sixième édition du diplôme, va réunir les acteurs de la professionnalisation du sport. C'est donc un processus de modernisation qui doit être adapté aux réalités africaines. Elle veut être un lieu de rencontres et réflexions dans cette phase cruciale du développement du sport en Afrique.
Face à la migration constante des meilleurs sportifs vers l’Europe, l’absence de structures et de médiatisation des compétitions nationales et internationales, les professionnels du sport se penchent sur l’étude de projets à long terme permettant la mise en place de partenariats et de bases solides capables d’améliorer la qualité des clubs au niveau africain, de rehausser le niveau des championnats et de consolider les efforts entrepris par des projets pilotes.
Dans cette optique, l’université Cheikh Anta DIOP, le CIES et la FIFA œuvrent depuis six ans pour la formation de dirigeants sportifs qualifiés, avec la création d’un diplôme en management sportif, le premier de ce genre en Afrique.
La table ronde qui se tient à la salle de conférence de l'hôtel Terrou-bi verra la participation du recteur de l'UCAD Saliou Ndiaye, du professeur Coumba Ndoffène Diouf, de Vincent Monnier senior manager au CIES,  Abdoulaye Sakho professeur à l'UCAD, du professeur Pierre Lanfranchi coordonnateur scientifique du CIES, d’Hicham El Amrani, secrétaire général de la CAF, de Maître Augustin Senghor, président de la Fédération sénégalaise de football (FSF). Prendront aussi part à cette conférence Philippe Diallo, directeur de l’Union des clubs professionnels de football en France, Saer Seck, directeur de l'Institut Diambars, Sampon Kablan, responsable du Bureau de Développement de la FIFA en Afrique de l'Ouest, Pape Touré, journaliste à Radio France Internationale (RFI) et Abdoulaye Dabo, journaliste à la RTS.

ELIMINATOIRES CAN 2012: LES LIONS TERMINENT EN BEAUTE

Déjà qualifiée, l’équipe nationale du Sénégal termine en beauté les éliminatoires de la CAN 2012 après sa victoire sur l’Ile Maurice sur le score de 2 à 0. Les «Lions» terminent premiers de leur poule et effectuent un parcours sans faute où l’on note un seul match nul contre le Cameroun lors de la manche retour. Belle performance des poulains d’Amara Traoré qui ont vu plusieurs cadres de l’équipe déclarer forfait pour ce dernier match des éliminatoires.
Les choses sont allées trop vite dans cette partie avec l’ouverture du score par le Sénégal à la 9ème minute sur un coup franc de Dame Ndoye. Les «Lions» dominent le match et font bien circuler la balle empêchant les «Dodos» à élaborer leur jeu. L’Ile Maurice qui a du mal à sortir de sa zone voit son numéro  10 écoper d’un carton rouge suite  à une vilaine faute sur Dame Ndoye.
25ème minute, belle action collective du Sénégal avec Armand Traoré qui transmet le ballon à Diomansy  Camara, ce dernier fait une passe lumineuse à Papiss Demba Cissé dont la frappe ne laisse aucune chance au portier mauricien. C’est sur ce score de 2 à 0 que l’arbitre envoie les deux équipes aux vestiaires.
A la reprise, les deux formations font jeu égal et se créent des occasions qui ne sont pas concrétisées par les attaquants. Armand Traoré très remuant sur son côté gauche fait parvenir toutes les balles dans la surface de réparation mauricienne dont le regroupement défensif ne permet pas encore aux «Lions» de faire trembler les filets dans cette seconde période.
Pour apporter du sang neuf, le coach Amara Traoré effectue des changements. Papiss Demba Cissé l’auteur du deuxième but cède sa place à Mame Birame Diouf et Souleymane Camara prend la place de Dame Ndoye déterminant dans cette partie.
Le score n’évoluera plus et le Sénégal gagne le match par 2 à 0. Un résultat qui satisfait l’entraîneur national Amara Traoré qui estime que l’objectif pour les éliminatoires est atteint mais il reste beaucoup à faire pour la CAN  qui ne va pas du tout être facile.